Le patrimoine architectural

Riche de son histoire, la ville de La Ricamarie dispose d’un ensemble de sites constituant les témoins de son passé.

Le puits des Combes

Fondé en 1931, ce prestigieux vestige du passé, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques sur demande de la municipalité en date du 3 novembre 2003 est un des derniers puits de la vallée de l’Ondaine et du Gier. Il a cessé son activité en 1973. Son originalité est d’avoir été une bure qui reliait plusieurs galeries. En 1935, il devient un puits traditionnel et des forages successifs jusqu’en 1950 le doteront d’une profondeur de 469 mètres. Le devenir du Puits des Combes est aujourd’hui en réflexion.

Statue de Michel Rondet

La Ricamarie est la patrie de Michel Rondet, fondateur des Syndicats et Fédérations des Mineurs de France.
Il a douze ans lorsqu’il descend au fond pour la première fois.
Il aura une connaissance très concrète des conditions de vie des mineurs et s’engagera très vite dans le combat pour la justice, afin d’améliorer le quotidien des mineurs.
Sa statue de bronze symbolise la corporation minière à La Ricamarie, haute de 2,10 mètres, elle pèse 450 kg, elle est l’œuvre du sculpteur Joseph Lamberton.
Elle est dressée sur la place Michel Rondet devant la mairie.

Le monument des étoiles

Au printemps 1869, les mineurs sont en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Le 16 juin 1869, au lieu dit « Le Brulé », la troupe tire sur la foule des manifestants rassemblés au puits Quentin. La fusillade fait 14 morts dont un enfant de 16 mois et de nombreux blessés. Le monument « des Etoiles », commémore cet événement, il est situé au carrefour des routes de Caintin et du Puits des combes. S’élevant sur une hauteur de 3.60 m, la sculpture de Victor Caniato, inaugurée le 24 juin 1989, est en bronze. Des étoiles au nombre de 14 figurent les victimes de la fusillade. Un enfant endormi à leurs pieds représente l’avenir et l’espoir des Hommes. Sur le pourtour de la table d’offrande supportant la sculpture, les noms des victimes sont gravés. VICTIMES DES COMPAGNIES DES MINES ET DE L’EMPIRE TOMBÉES LE 16 JUIN 1869 AU BRÛLÉ • Marguerite Basson 16 mois • Rose Rival 49 ans • Barthélémy Revol 38 ans • Femme Revol 35 ans • Claude Soulas 19 ans • Joseph Françon 19 ans • Pierre Valère 21 ans • Jacques Fanget • 25 ans • Simon Chatagnon • 27 ans • Antoine Paule 27 ans • Claude Clémençon 27 ans • Antoine Gourdon 38 ans • Michel Guineton 37 ans • Claude Georget 68 ans.

La fresque murale

La fresque réalisée place de la Liberté, par Mireille Perrin et son équipe de la société 7ème sens reproduit notamment la fontaine qui était située rue Michel Rondet, devenue rue Paul Langevin. Cette fresque symbolise la reconversion réussie de cette commune minière par excellence, sa capacité à rebondir, à passer du noir aux couleurs, sans ne rien effacer de son histoire, bien au contraire.

Le monument aux Morts

Le monument a été élevé sur un emplacement voisin du cimetière, quartier Delaynaud, aux alentours de 1922, grâce à un don de la famille Bouchut et à la subvention du Conseil municipal de l’époque. Le square s’appelle “Lieutenant Bouchut” du nom de deux frères tués les 2 et 7 septembre 1914. Ce monument, dont l’idée est née en 1916, est l’aboutissement d’une tradition locale de reconnaissance envers les victimes. Le Maire de l’époque, Jean Marie Pons, a souhaité que le monument ne soit pas élevé sur la place publique dans l’objectif de perpétrer l’esprit guerrier et militariste, mais au contraire près du cimetière pour honorer et commémorer ceux qui ne sont plus. Une consultation avait été lancée pour permettre aux Ricamandois d’approuver ce choix. Sans doute faut-il voir là une opinion ricamandoise déjà affirmée en 1913 par l’opposition à la loi du service militaire de 13 ans.

Le monument de la Versanne

Dans le cadre de la commémoration de la Libération, chaque année plusieurs cérémonies communes à La Ricamarie et au Chambon-Feugerolles ont lieu en souvenir de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Liberté. Une cérémonie particulièrement émouvante se déroule à La Versanne dans le Parc du Pilat, sur le lieu même où, en juillet 1944, 23 jeunes gens, dont une jeune fille, pour la plupart d’origine Polonaise, ont été massacrés par les soldats allemands. A quelques pas de la vieille ferme où avait trouvé refuge le groupe de Résistants, une stèle a été édifiée. On peut y lire le nom de chaque victime. Elle rappelle aux promeneurs que la Liberté dont ils bénéficient aujourd’hui a notamment coûté la vie à 23 jeunes à la fin de cet été 1944.

Le lavoir public

Témoin du passé situé au 63 rue de la Libération, ce dernier lavoir public de La Ricamarie est entièrement rénové. Lieu d’histoire, témoignage de la dureté de la vie des femmes, mais aussi, lieu de communication non sans incidence sur la vie sociale. Les lavoirs ont joué un rôle important dans la mémoire et l’imaginaire collectif.
Les clefs pour accéder à l’intérieur du lavoir peuvent être demandées en Mairie, au service technique.
MAIRIE DE LA RICAMARIE

Adresse : Place Michel Rondet - CS 40042 - 42150 LA RICAMARIE
Tél : 04 77 81 04 00
Courriel : mairie@ville-la-ricamarie.fr

Horaires :
du lundi au jeudi : de 8h15 à 12h et de 13h30 à 17h
le vendredi de 8h15 à 12h et de 13h30 à 15h45